Prostituee Saint Germain

prostituee saint germain Dans sa “Chronique”, Saint Germain est cité comme disant qu’il avait eu une relation sexuelle avec une prostituée et qu’elle avait donné naissance à un fils illégitime, “le noir”. C’est une déclaration très bouleversante, car elle est en conflit direct avec la conception catholique traditionnelle de la nature humaine. Saint Germain semble suggérer qu’un être humain né d’un viol ou d’une autre forme d’activité sexuelle n’a pas droit au don de l’amour divin, et ce serait une terrible incompréhension du plan de Dieu pour les humains. Mais que dit vraiment Saint Germain?

Il semble que Saint Germain a une hypothèse sous-jacente que la femme qui a donné naissance au fils illégitime d’une prostituée avait péché contre Dieu d’une manière ou d’une autre, et qu’il croit que c’est la raison du fils illégitime. Le problème ici est que le péché que Saint Germain suppose avoir été commis n’est pas l’acte de viol ou de rapports sexuels, mais plutôt l’acte d’avoir des relations sexuelles en dehors du mariage. Saint Germain tente de justifier les activités sexuelles d’une prostituée, puis, dans un paragraphe ultérieur, il tente de justifier les activités sexuelles du prêtre et du roi de France.

Alors, que dit vraiment Saint Germain? Il essaie de faire comprendre que pendant que lui et son amant avaient des relations sexuelles, l’acte n’était pas l’acte de viol. Si nous acceptons cette vision de la nature de l’univers, alors il est logique de dire que Dieu n’est pas en colère contre le péché d’avoir des relations sexuelles en dehors du mariage. Si nous acceptons la prémisse qu’un être humain né d’un viol n’a pas droit à l’amour divin, alors toute l’idée du péché devient sans objet. En substance, Saint Germain dit que tant qu’une personne commet un crime, cette personne est liée par la même loi, comme tout autre criminel. Il en découle qu’il n’y a pas lieu de les punir ni de les mettre sous quelque obligation que ce soit. Bien que cela soit certainement vrai, il ne s’ensuit pas nécessairement qu’ils n’ont aucune responsabilité envers Dieu ou envers leurs semblables.